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lundi 27 juillet 2009

L'immigration, un mensonge d'Etat





La désinformation officielle sur l'immigration et son ampleur, que j'ai dénoncée en 2007 dans La fracture identitaire (Fayard), est un scandale qui perdure et interdit toute politique lucide face à cette possible bombe à retardement. Une fois n'est pas coutume, Marianne se fait, cette semaine, l'utile écho de cet aveuglement volontaire, dans un article intitulé : Immigration: l'Insee aurait-elle peur des chiffres ? L'hebdomadaire y rappelle les conclusions d'une étude des démographes Michèle Tribalat et Bernard Aubry. Le document fait état de 37% de jeunes d'origine étrangère en Ile-de-France, de plus de 60% dans une vingtaine de villes, d'une explosion du nombre de jeunes originaires d'Afrique sub-saharienne, d'une proportion de jeunes d'origine étrangère en très forte hausse dans l'ouest de la France. Mais c'est dans la revue Commentaire, et non dans une publication de l'Insee, que cette étude a trouvé refuge. Tribalat : "L'Insee préfère ne pas informer plutôt que de risquer de publier une nouvelle sensible. Par peur de réveiller le racisme en France".
Ce syndrome persistant du politiquement correct est, comme toujours, animé des meilleurs intentions. Mais il se révèle indéfendable quand il en vient à camoufler volontairement des réalités, voire à les sous-estimer. Je ne résiste pas à rappeler l'hilarante étude de François Héran, directeur de l'Ined (Institut national d'études démographiques), qui en 2004 avait publié un rapport, largement médiatisé, assurant : "La France n'est pas un pays d'immigration massive". Depuis, Héran n'a jamais cessé d'être promu, en remerciement d'une telle perspicacité, tandis que Tribalat n'a jamais cessé d'être placardisée. Le plus étonnant reste la passivité des médias, qui n'ont pas jugé utile jusqu'à présent (mais Marianne semble se réveiller) de dénoncer ces opérations de propagandes menées par l'Insee et l'Ined, avec l'aval des pouvoirs publics, et constitutives selon moi d'un mensonge d'Etat.


http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2009/07/limmigration-un-mensonge-detat.html?xtor=RSS-19

dimanche 19 juillet 2009

La crise pour tout le monde

Y a une faute d'"orthographe. En prime, trouver laquelle ?


La crise pour tout le monde:
Les boulangers ont des problèmes croissants.
Chez Renault la direction fait marche arrière, les Salariés débrayent.
A EDF les syndicats sont sous tension.
Coup de sang de la CGT chez Tampax
Les bouchers se battent pour défendre leur bifteck.
Les éleveurs de volaille sont les dindons de la farce,

ils en ont assez de se faire plumer.
Pour les couvreurs c'est une tuile.

Les faiënciers en ont raz le bol.
Les éleveurs de chiens sont aux abois.
Les brasseurs sont sous pression.
Les cheminots menacent d'occuper les loco,

ils veulent conserver leur train de vie.
Les veilleurs de nuit en ont assez de vivre au jour le jour.
Les pédicures travaillent d'arrache-pied pour de faibles revenus.
Les ambulanciers ruent dans les brancards.
Les pêcheurs haussent le ton.
Les prostituées sont dans une mauvaise passe.
Sans oublier les imprimeurs qui sont déprimés

et les cafetiers qui trinquent !
Bonne journee a tous!

samedi 11 juillet 2009

Rassemblement pour un nouveau procès Ilan Halimi


Après le prononcé de peines faibles
pour les complices de Fofana

Pour soutenir la demande de la famille d'Ilan Halimi d'un appel du parquet général pour un nouveau procès

Rassemblement le lundi 13 juillet 2009 devant le ministère de la justice
Place Vendôme

Personne ne doit manquer à l'appel, faîtes circuler auprès de vos amis

dimanche 5 juillet 2009

Israël Lichtenstein, L'Incirconcis


Israël Lichtenstein, L'Incirconcis, Bonchamp-Lès-Laval : Berg International, juin 2005, Collection Un Monde à part, p.79


L'incirconcis est un tout petit livre, 79 pages à peine, de tout petit format, pour une petite histoire, presque un conte, mais plus triste, plus tragique. On l'aura compris c'est l'histoire d'un incirconcis. Un homme, François Robert, juif orthodoxe typique, grosses chaussettes blanches, longue barbe, grand chapeau, caftan noir, qui vit à Paris lorsqu'éclate la seconde guerre mondiale. Loin des juifs cachés et perfides, disait-on, que l'étoile jaune devait faire appraître en plein jour, François Robert est un juif on ne peut plus visible. Pourtant François Robert, comme ses aïeux, tous nommés comme lui, n'est pas circoncis. Paradoxe pour un juif observant, philosophe, savant talmudiste, et « accessoirement sacrificateur rituel ». Paradoxe d'une histoire familiale qui lui sauvera néanmoins la vie.



Il survivra donc comme acteur de théâtre comique avec son ami de cellule, François de la Roche-Brisay, un rebelle à sa famille pétainiste. La guerre passe entre pièces pour faire rire les nazis et résistance dans un réseau de la ville de Serres. Aussi nos deux amis nous font connaître Régine, les Astrugon ou Anselme. L'histoire évolue ensuite vers la fin de la guerre, les souvenirs, les souffrances, la France qui se reconstruit, et la recherche de ses racines, de ses origines. Au détour d'un personnage ou d'un événement, on découvre parfois l'histoire des communautés juives en France, des massacres de 1348 à Serres aux faits de la guerre en passant par les marranes de Provence. Mais faute d'être plus long, l'histoire tourne court à chaque fois. D'une part car le livre est en fait trop court, trop limité. D'autre part car il aurait gagné à se focaliser sur le personnage de François Robert, et à n'élargir aux autres personnages qu'à partir de ce dernier. En abordant L'Incirconcis je m'attendais à un récit proche mais à une autre époque dans d'autres lieux, de celui du Dernier juif de Noah Gordon, qui raconte l'histoire d'un juif espagnol qui réussit à rester en Espagne après l'expulsion de 1492 sans se convertir. Au lieu de cela, l'auteur nous fait changer de petite histoire trop souvent pour un si petit livre, axant le récit sur un autre personnage avant de le relier à François Robert ou à François de la Roche-Brisay en dernière instance seulement. C'est en fait approché de telles manières que c'est parfois tout simplement difficile à suivre. Par ailleurs ceci diminue l'importance des deux François, qui n'en restent pas moins sans équivoque les personnages principaux. Mais au fond cette façon de procéder prive le lecteur de détails plus profonds sur les deux hommes, tout comme elle le prive de descriptions de sentiments, de pensées, de réflexions ou de parcours qui font la beauté d'un ouvrage.



A cause de tout cela, on reste constamment sur sa fin et l'ouvrage apparaît en réalité comme une ébauche. C'est fort dommage, car le thème abordé, le contexte et l'écriture ont plutôt de quoi faire un bon roman.