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vendredi 26 décembre 2008

Les émeutes d'Athènes

Actuellement en voyage d'études à Athènes en Grèce, Yerum Dark, membre permanent de lumieresdumonde a pu observer les émeutes d'Athènes au plus près. Nous lui avons demandé un premier éclaircisssement.

Merci à Yerum Dark.




C'est le 7 décembre dernier, dans un quartier central d'Athènes et proche de l'université d'architecture que Andréas Grigoropoulos, 15 ans, fut abattu par Epaminondas Korkonéas, policier de 37 ans, alors en patrouille avec un collègue dans ce quartier. Bien que celui-ci ait affirmé avoir tiré en l'air afin d'écarter le groupe de jeunes qui lui lançaient des cailloux et déclaré que seul un ricocher avait pu tuer l'adolescent, des images depuis ont démontré le contraire.


Homicide volontaire ou non cet acte fut le point de départ d'une vague de violences organisées et définitivement prête à en découdre avec les forces de l'ordres. Athènes a donc été la cible de la destruction de nombreux magasins (plus de 600 à ce jour-20/12/2008) mais aussi d'immeubles incendiés et d'affrontements entre les policiers (l'équivalent de nos CRS) et des bandes d'émeutiers.


Il faut savoir qu'un climat de tension s'était installé depuis un bon moment en Grèce compte tenu de la crise économique qui sévissait plus qu'ailleurs. En effet le SMIC grec se situe à hauteur de 700 euros par mois et le prix de l'immobilier et des produits de consommation sont quant à eux plutôt élevés. Depuis deux mois maintenant de nombreuses manifestations et grèves contre la privatisation des transports ou encore la régularisation des immigrés (10 % à ce jour) faisaient parties du paysage quotidien. A cela s'ajoute une certaine haine de l'autorité et de l'attitude des policiers pour un pays qui ne vit plus sous une dictature depuis seulement 30 ans.


Malaise économique ancré dans la société, ces « émeutes sociales » orchestrées à Athènes par les anarchistes et divers membres des partis de gauche ont finit par s'étendre sur tout le pays dans les grandes villes : à Thessaloniki ou encore Patras mais aussi sur les îles à Corfou ou Paros.


En tant que français à Athènes ces émeutes nous rappellent obligatoirement celles de 2005 en France étant donné la proximité des faits : un jeune homme est abattu suite à une altercation avec des policiers, ce qui entraîne une vague de rébellion impressionnante. Pour autant la cause des émeutes comme l'identité des émeutiers n'est pas vraiment la même. Les émeutiers grecs par exemple sont en réalité beaucoup mieux organisés. En effet chaque action est précédée de la mise hors service des cameras de surveillance, de la protection de leur visage (pour lutter contre les gaz lacrymogène et ne pas être reconnu par les medias) et enfin de la préparation de cocktails Molotov au préalable. Par ailleurs ils sont aussi beaucoup plus concernés politiquement et à la différence de nos émeutiers la plupart sont des membres actifs de partis politique ou ont tout simplement un objectif politique plus précise derrière la tête et non simplement une haine du système (ou de la société occidentale). Enfin, le fait qu'Athènes soit une plus petite ville que Paris où le coeur politique est facile d'accès, les actions entreprises touchent directement le gouvernement (un peu comme si des émeutiers cherchaient à détruire l'Elysée).


Deux semaines plus tard, la tension n'est toujours pas retombée. En effet les émeutiers reprochent au policier de ne pas s'être excusé tandis que les partis de gauche ne cessent de demander de nouvelles élections au gouvernement en place qui ne sait pas comment réagir, hésitant entre répression et laisser faire. Bien que les informations françaises aient montré les émeutes comme une apocalypse, nous n'en sommes pas encore là. Cependant ces émeutes ont coûté des millions à l'Etat avec malheureusement bien souvent des dégâts irréversibles pour les commerçants. Les affrontements entre force de l'ordres et émeutiers ne cessent du coté de l'université d'architecture (un peu la Sorbonne grecque) dans laquelle les policiers ne peuvent pas rentrer compte tenu de la législation qui leur interdit de passer les portes de quelconque université grecque.


En définitive on se dirige vers un apaisement des nuits de destructions bien que la tension et le malaise profonds soient toujours bien présents, n'attendant qu'une petite étincelle pour tout refaire voler en éclats.


Yerum Dark

jeudi 8 mai 2008

De la violence en clip


On reste souvent perplexe devant ce type de clip. On en a vu des clips violents. Celui-ci est l'un des meilleurs, sans aucun doute. Oui mais voila, rien a voir avec un groupe de rap, il s'agit ici de techno.
La violence des cités se banalise-t-elle? Est-elle devenue un tel phénomène de mode? Un tel clip entrainera t-il une forme d'identification (pas besoin de ce clip à mon avis pour cela).
Au contraire, s'agit-il ici de dénoncer cette violence gratuite? De faire prendre conscience à ceux qui n'y voient que pauvres victimes qu'il s'agit bien d'une violence gratuite?
L'auteur refuse de commenter et veut laisser le public se faire sa propre idée, la discussion est donc ouverte après cet article publié dans Marianne qui revient sur les faits.

Bonne lecture et bonne vision du clip.
Merci a Luc le marcheur du ciel pour nous l'avoir envoye.

Gad.

Justice ou le marketing par la violence... gratuite



Le nouveau clip du groupe français Justice présente avec réalisme des jeunes dans une débauche de violences urbaines. Le réalisateur, Romain Gavras, refuse de commenter.








La vidéo s'échange sur internet à vitesse grand V. On y voit de jeunes garçons noirs et maghrébins, dans la rue où ils détruisent tout sur leur passage et agressent violemment les passants. Racket, voiture brûlée, bar saccagé, policiers roués de coups… Même le cameraman finit par se faire agresser. Des images extrêmement réalistes où la violence est non seulement gratuite mais exhibée, glorifiée. Ce n'est, malgré les apparences, pas un documentaire. En fait, il s'agit d'un clip. Celui de la chanson Stress, du groupe Justice.
Les Justice ont vendu des milliers d'albums, joué devant plus de dix mille personnes, remporté une victoire de la musique au mois de mars dernier et font danser dans les boîtes de nuit de Paris à Tokyo depuis 2003 avec leurs tubes Never Be Alone et D.A.N.C.E. Le duo est français, composé de Gaspard Augé et de Xavier de Rosnay. Ils enregistrent dans une cave du IIème arrondissement de Paris des morceaux produits par le très branché label Ed Banger Records de Pedro Winter. Bref, rien à voir avec la cité, le ghetto, la haine.

Mais à même pas trente ans, les deux jeunes hommes sont de la génération MTV, pour qui les clips vidéos ont autant d'importance que la musique. Pour Stress, ils ont choisi le réalisateur Romain Gavras, cocréateur du collectif d'artistes Kourtrajmé et fils de Costa-Gavras. Autant dire qu'aucun d'entre eux n'ignore l'impact que peuvent avoir de telles images.













justice stress (official video)
Uploaded by 75_prod




Ambiguïté



Chez les policiers, dont une dizaine est sévèrement tabassée dans la vidéo, on se dit extrêmement choqué. A l'instar de Nicolas Comte, secrétaire général du syndicat policier SGP FO : «Même si ce clip correspond à une réalité quotidienne de la culture de la violence, il ne pose pas un problème de société, il racole.»
Quel était le but de ce clip, à part, donc, choquer et «racoler» le spectateur? Le réalisateur, les artistes et la production refusent de communiquer sur le sujet. Romain Gavras nous assure qu'il «préfère que les gens se fassent seuls leur opinion» et ne souhaite pas expliquer sa démarche. C'est un peu court, quand on sait que le public visé –la jeunesse – n'y verra probablement qu'une nouvelle forme de banalisation - voire même matière à identification. Gavras fils n'assumerait-il pas son film au point de se dégager de toute responsabilité ? Quant aux musiciens, leur posture d'artistes mystérieux jouant les coquets auprès des journalistes ne pèse pas lourd face à des images troublantes de réalité.
Stress ne sera en tout cas pas diffusé à la télévision. Mais il a de beaux jours devant lui sur le Net, où il explose déjà avec, à ce jour, près de 400 000 vues sur Dailymotion et des centaines de commentaires relayés par de nombreux blogs. Une chose est sûre, la violence comme stratégie marketing, ça marche.




Jeudi 08 Mai 2008 - 07:02



Pauline Delassus


dimanche 15 avril 2007

Hommage au policier assassiné à la foire du trône !

A lire absolument ! Pour la justice, pour une France plus sûre, et pour que la foire du trône cesse d'être l'attraction pour racailles ... Merci à O'Brian pour ce billet.




Courrier circulant dans le milieu policier....... voir un certain malaise....

Chers collègues. Foire du Trone, Paris 12.

Chers collègues.

J'avais trente-et-un ans,un père, une mère qui m'aimaient et que j'aimais,une petite amie que j'aimais, avec qui je fondais des projets de foyer, d'enfants...des coéquipiers qui m'appréciaient et que je j'appréciais, des amis avec qui je partageais pleins de joies...

J'étais policier! Mon grade?! Gardien de la Paix...J'étais de la 11ème CI, en ULI. La PAIX Ca la paix, je l'ai gardée! gardée sans jamais l'avoir trouvée!!!Pourtant je m'efforçais de la garder, de la maintenir...pour mes proches, mais aussi pour mes concitoyens. Ces "citoyens" qui m'ont craché dessus, qui m'ont insulté, parfois même violenté!!! Ce soir, vers 21h00, un d'entre eux, aidé par d'autres "citoyens", un "brave citoyen" donc, un de ceux que nos lois, nos magistrats, nos "citoyens", nos associations, nos bien-pensants et parfois même que des FONCTIONNAIRES DE POLICE protègent; et par la force des choses que notre Etat protège... Un d'entre eux, disais-je m'a lâchement assassiné.

Comment??? Non, il n'était pas armé! Non, il ne m'a pas foncé dessus avec un véhicule "emprunté"! Il m'a simplement poussé sous le verin d'un manège qui m'a décapité sous les yeux de mes collègues impuissants.
Pourquoi??? Comment dire? J'intervenais sur une rixe entre jeunes, qui, non contents de porter des coups à la foule en présence ainsi qu'au forain propriétaire du manège, ils nous prirent à parti mes collègues et moi!!! J'eu moins de chance que les autres voilà tout!

Le plus "curieux", c'est que ma mort ne fait l'objet que de quelques lignes dans les feuilles de choux qui se disent journaux d'information! Ah! j'allais oublier, il s'agit bien évidemment d'un accident!!! Que mes collègues sans doute sous l'effet de la peine, de la surprise, du choc, n'ont pas encore réagit! Ils n'ont manifesté ni mécontentement, ni colère, ni ras-le-bol... Pas même un ça suffit (avec s'il vous plaît juste après sinon ça fera trop répressif voire agressif) c'est étonnant, ça non?! Surtout quand on sait que deux "jeunes désoeuvrés" morts dans un transformateur en novembre 2005 avaient suffit à déclecher de longues nuits d'émeutes, de vandalisme et d'innombrables violences armées ou non à l'égard de nos collègues... A des marches silencieuses ou des manifestations... A des interventions télévisées de nos gouvernants très émus...

Je ne vous raconte pas tout ça pour vous faire pleurer sur mon sort ni vous inciter à la vengeance et encore moins à vous enjoindre à demissionner! Non, collègue! Je t'écris simplement pour te dire que si tu n'y prends pas garde, tu seras peut-être le prochain!!! Ce sont tes collègues qui pleureront de n'avoir rien pu faire, C'est chez toi que le téléphone sonnera pour annoncer à ta femme que tu es décédé dans l'exercice de tes fonctions! C'est à ta famille que l'on remettra le drapeau, symbole de nos couleurs et des valeurs que tu a défendu au prix de ta vie!!! C'est à tes parents que l'on donnera tes deux belles médailles "en chocolat" pour le titre de chevalier de la légion d'honneur et d'acte de courage et de dévouement, à titre posthume bien entendu!!! Avec un peu de chance tu passera puet-être même brigadier ou officier (toujours à titre posthume)! C'est pour ton fils, ta fille que les collègues verseront la cotisation à l'orphelinat de notre institution... C'est à tes collègues que l'on dira d'éviter les contrôles dans le secteur ou tu sera MORT, ce de le but bien évident de ne pas "provoquer" ces pauvres petits, et par la même occasion également empêcher qu'un autre collègue comme toi ou moi, de commettre une "bavure"... Eh oui! Mieux vaut que tu décèdes sous les coups, les balles ou les roues d'un véhicule... Cela suscitera toujours moins d'émotions que si un "citoyen" désoeuvré trouve la mort après nous avoir tiré dessus ou bien après avoir essayé d'échapper à un contrôle de routine!!!

Voilà, COLLEGUE!!!>> >>> >Je ne m'attends pas à ce que tu ailles manifester, à ce que tu deviennes plus professionel lors de "l'exercice de tes fonctions", à ce que tu sois plus solidaire de nos collègues à ce que tu fasses ce qui est nécessaire pour que cela ne se reproduise plus jamais, ni même à essayer de réunir le maximum de collègues pour les en convaincre!!!

Non, non! Loin de moi de croire que ma seule mort suffirait à changer tout ça!!! J'éspère simplement que tu apprendra à en faire le moins possible, à ne plus t'exposer, à étouffer ta fierté et ton honneur dans le silence, la bêtise, la lâcheté, la collaboration, le suicide, voire l'alcool ou la drogue pour les plus loques d'entre nous!!! Eh oui c'est aussi ça la "Grande Maison", une "famille", "saine" "unie" et "soudée" comme un seul homme!!! Il faudra aussi que tu apprennes à enduire ton anus de vaseline liquide(c'est plus efficace), à bien le dilater sinon c'est plus douloureux, et ce pour chacune de tes convocations à l'IGS ou au tribunal car pour nous autres, la présomption d'innocence n'existe pas ou alors il faudra que tu dénonce tes collègues!!!

Je te rassure, il ne faut pas t'en faire pour moi! Là où je suis, j'ai enfin trouvé la paix... Plus de risque de me faire insulter, violenter, dénoncer et accuser injustement... Ma fiancée va sûrement recevoir le chèque de soixante euros prévu pour les décès de collègues en service... Ma mère pourra essuyer ses larmes dans le drapeau qu'elle aura reçu... Mon père rangera mes deux médailles sur l'étagère du salon... Mes collègues feront une quête pour une belle couronne...Le préfet organisera sans doute une belle cérémonie... Seront présents beaucoup d'officiels, n'oublie pas que nous sommes en période d'élection ultime, ils seront légion ceux qui profiteront de mon oraison pour grapiller quelques secondes sur chaîne de télé ou quelques lignes dans les torchons... Les bien-pensants ou "citoyens" "sympathisants" diront il ne faisait que sont travail c'est normal, ou alors c'est bien fait pour lui il n'avait qu'à pas martyriser ces pauvres jeunes qui venaient s'amuser... Et puis pour une fois que c'est un flic qui se fait tuer, on ne va pas en faire un fromage!!!

A ceux là je réponds : rassurez-vous personne n'enfera un fromage, pas même un petit crottin.... Ceux qui m'ont assassiné courent toujours! dans leur cité, ils doivent parader en criant on a fumé un keuf! et ils seront respectés par tous les petits autres jeunes "désoeuvrés" qui les considéreront comme des héros... Et pour les rares collègues qui n'auraient pas compris, qui les interpelleront, qui recevront des coups, des crachas, des insultes et qui utiliseront la force strictement proportionnelle et nécessaire; on dira: mais q'avez vous fait? vous allez provoquer une émeute, vous êtes fous? en période d'éléctions en plus!!!!!

J'en ai fini avec toi collègue, comme j'en ai fini avec ma vie! Je te laisse donc retourner à tes occupations et je te dis : ma dernière volonté est que tu fasses passer ce message au plus grand nombre de collègues possible.

Merci d'avance A BIENTOT PEUT-ETRE? (qui sais si tu as compris?! Dieu seul le sait comme le veut l'expression populaire... Tiens je lui demanderai en passant!!!

dimanche 22 octobre 2006

La vie à la Cité... Témoignages

Je le rappelle, lumieresdumonde permet à ceux qui le souhaitent, de s'exprimer, de témoigner, de faire passer ses idées, de nous informer. Beaucoup l'ont déjà fait. D'autres encore sont attendus. Ici, O'Brian a entrepris de nous raconter quelques anecdotes de sa vie en banlieue parisienne. Ce dernier a souhaité faire un effort pour lumieresdumonde, nous l'en remercions. Son style est simple, sans gêne, direct, et ce qu'il raconte, en intéressera plus d'un! Bonne lecture.


Gad.




Cet article repose sur mon vécu. J’ai habité dans une cité à Evry pendant 15 ans et j’aimerais vous parler de mon expérience, non gratifiante et unique, mais qui vise à faire prendre conscience aux gens qu’il y a en France une violence non fondée et gratuite sur autrui. Ca fait partie selon moi d’un des plus grand abcès de la société française.






J’habitais dans la cité qui se situait près de la mosquée d’Evry, le CANAL, c’est ainsi qu’on l’appelait. Quartier paisible et tranquille jusqu’à la dérive d’une certaine génération se situant dans les années 80. Mon père y a vécu 15 ans avant ma naissance également, je pouvais même le voir dans des photos de famille y faire ses footings jusqu’au centre ville (actuellement devenu une cité pourrie). Que c’est-il passé? On ne sait pourquoi mais dans les années 80 sont apparus les premiers fauteurs de troubles. Durant toute mon école primaire, j’ai vu des choses qui m’ont tout de suite interpellé. Il est bien évident qu’en école primaire votre maturité ne vous permet en aucun cas de prendre du recul par rapport à la situation. La violence, les bandes de copains pour frapper un camarade de classe sont des choses tout à fait normales en école primaire. Cependant je savais très bien que l’école primaire ou j’étais n’était pas comme les autres. La violence y était gratuite. Un regard mal placé, un prétexte. Tout était bon pour se battre. Je me souviendrais toujours de ce pauvre camarade qui s’est fait casser le bras par un délinquant sous prétexte qu’en jouant au basket il lui a jeté la balle sur l’épaule alors que c’était un acte involontaire. Ce même délinquant rodait toujours dans mon square se baladant avec un couteau et le plantant d’un sadisme à vous glacer le sang. Comment laisser son enfant se balader avec un couteau à l’age de 10 ans? Je ne comprenais pas ses choses là. De même que je ne comprenais pas pourquoi l’on pouvait se faire casser le nez en osant ne serait ce que croiser le regard d’un autre individu qui sous une simple parole, «raciste», en finissait avec votre cas. Les agressions étaient courantes, pour 2 franc par exemple. Voyant que j’étais têtu, au lieu de s’en prendre à 2 contre moi, ils ont eu l’intelligente idée d’en ramener un troisième. Tout ça pour deux francs quand même faut le faire. Pour une cigarette aussi, saviez-vous que si vous êtes non fumeur vous partez avec un malus car vos agresseurs ne vont croiront pas si vous leur dîtes que vous êtes non fumeur. Ils vont dirons que vous êtes raciste, et si vous leur dîtes non, c’est pas un problème puisque le but même de demander une cigarette à la base était tout simplement une approche pour vous dépouiller. Vous pouvez toujours ne pas vous laissez faire mais quand on se met à trois contre vous, vous retrouvez en général par terre en train de recevoir des coups de bâtons ou parfois, de barre en ferraille. Le racket je l’ai vécu oui. Je n’ai pas honte de le dire, j’ai été racketté, je me suis défendu en vain. Comme mes amis, dont l’un a eu un traumatisme crânien et s’est reçu une dizaine de coup de batte de base-ball sous prétexte qu’il était de la cité ennemi (les Epinettes). Les bagarres de cité pouvaient aller loin, à tel point qu’un antillais connu pour son calme et sa générosité a été sauvagement et froidement abattu par des jeunes des Epinettes et Aunettes alors qu’il rentrait de son entraînement de boxe. Une voiture s’est arrêtée, lui et son camarade se sont approchés quand Romuald (l’enfant qui a été tué)a dit «pompe» a son ami, ce qui signifiait (fusil a pompe)! Son ami est parti en courant et Romuald n'a pas eu le temps car il s'est fait tirer dessus au fusil à pompe (d’ailleurs il a même été blessé et achevé de deux autres coups de chevrotine). Le motif: il habitait au canal (quartier ennemi des Epinettes). Les jours suivants ont parfois été insupportables car les jeunes de notre quartier, comme-ci il ne manquait plus que ça, voulaient se venger de la mort «d’un des leurs». Dans le camp de l’autre cité, le comportement n’était pas mieux, ils interpellaient tout le monde en demandant s' ils venaient du canal, ils allaient même jusqu’à agresser à la sortie de leur lycée les jeunes qui habitaient au canal et de notre coté, c’était la même chose. Pendant un mois complet les CRS partout. La nuit les affrontements, violents. Certains policiers étaient blessés.



Lors des émeutes de banlieues de novembre 2005, lorsque vous entendiez aux infos que les Pyramides, un quartier d’Evry, avait fait l’objet de violences, son quartier rival, les Tarterets à Corbeil-Essonne redoublait d’effort pour dépasser le palmarès de voitures brûlées et de policiers tabassés. Ils en sont même venus jusqu’à utiliser des fusils de chasse et des cocktails Molotov, voire des extincteurs et des bouches d’égouts. Pareil pour la cité de la grande borne (surnommée la cité de la peur) ou des policiers ont été tabassés et brûlés à un certains degré. Toute cette violence, et tout ça pourquoi? Des mioches qui sont morts dans un transfo? Des voitures de smicard brûlées, des salles sportives détruites, des poubelles enflammées, des pompiers attaqués. Toute cette violence est écœurante mais comment des jeunes en arrivent-ils à un tel point de folie? Quand je vivais dans cette cité et que je voyais des jeunes de 14 ans traînés dans les cages d’escalier de l’immeuble de mon meilleur ami j’ai vite trouvé la réponse à cette question. Lorsque vous y rentriez ils s’arrêtaient de parler, vous dévisageaient du regard d’une manière provocante, méprisante et agressive. Urinant à coté de vous, crachant leur fumé de shit ignoble à la figure. Des fois ils vous laissez même pas rentré. «Dégage!!!». Sympa!!!! Le respect n’existait pas de manière acquise, il fallait se battre pour l’avoir. Même à l’entraînement de foot. «Qu’est-ce-tu fais sale blanc?».



Sans parler des tournantes. Quand vous jouez à cache-cache avec des amis dans un bois où l’on retrouve des soutiens gorges, des préservatifs, forcément c’est un endroit malsain. D’ailleurs deux semaines après nous avions appris qu’une fille y avait été violée. La police dans tout ça, que fait-elle? Et bien ça dépendait des policiers. Soit elle patrouillait, soit elle se mettait de l’autre coté de la rue pour vous mettre des amendes. Quand il s’agissait d’arrêter un «jeune», bizarrement elle intervenait mais suite aux cris du «jeune» interpellé, elle le relâchait car forcément, elle avait peur des 15 autres qui pouvaient arriver. Ca n’inspire pas le respect. Les policiers y venaient avec zèle. J’ai fréquenté des hommes du milieu de la gendarmerie et de l’armée, croyez-moi, ils n'aiment pas la police pour les raisons que je vous ai dit. Pour en finir avec cette article je tiens à souligner brièvement le racisme. J’en ai vu de toutes les sauces. J’ai entendu des noirs s’insulter de sale nègre, entre antillais et africain ça le fait non? J’ai entendu des sales blancs. Quand je faisais du foot, l’on me disait «toi sale blanc passe la balle». J’ai aussi entendu des propos comme, «madame vous avez vu tous les problèmes qu’on a avec les bronzés». Bref, autant dire que tout ceci à des airs de guerre civile si on ne fait rien. Des tags du genre,«la France future terre de l’islam vive le GIA». Des commentaires à vous glacer le sang. Des français moyens qui promettent d’utiliser leur fusil de chasse à une prochaine guerre civile. Voilà ce que je crains. Tout ceci, c’est la haine. Ça ne devrait pas être.








O Brian

jeudi 8 juin 2006

Souvenirs de violences féminines

Avant hier, je regardais les informations sur France 3, la présentatrice parla d'un nouveau cas d'agression de professeur dans un lycée, mais elle ajouta "et fait nouveau, c'est par une fille que cette agression fut exécutée".


Je m'étonnais! Fait nouveau? En quoi est-ce nouveau?


Pour moi et pour tous ceux qui le vivent quotidiennement, la barbarie des racailles, hommes ou femmes, n'est sûrement pas nouvelle. Au risque de n'être pas cru, j'entends donner mon propre témoignage.


Je me souviens, au collège, cette grosse fille, qui, un jour, pour je ne sais plus quelle raison, s'est mise à traiter tous les garçons de ma classe de "fils de putes de ptits blancs", criant "moi je vous nique". Je me souviens, que, librement, cette grosse s'était mise à distribuer des clacs, sous le regard de ces copains racailles qui riaient.


Je me souviens encore d'une autre fille, de ma classe, en 3e, plutôt mignonne, qui, au mois de juin, avait eu la mauvaise idée - mauvaise par ses conséquences, malheureusement - de mettre un joli tee shirt moulant, désavouant tous ceux qui pensaient qu'elle n'avait pas de seins. Je me souviens alors, pendant notre heure de permanence, qu'une autre fille, toute moche, jalouse sûrement, lui avait beuglé dessus comme une vache, la traitant de petite pute, comme si elle avait intégré la soumission de la fille. Aurait-elle préféré qu'elle porte le voile?


Je me souviens surtout cette fois, où avec notre groupe de correspondants allemands, nous étions partis visiter la quartier de Montmartre à Paris. Je me souviens qu'au retour, nous avions dû prendre la ligne 2 du métro parisien. Nous étions alors passé par Belleville, Stalingrad, Barbès. Je me souviens qu'à une de ces stations étaient entrées une vingtaine de filles, cirant "ah ça pue, ça pue le blanc". Je me souviens comment elles avaient insulté une des femmes, assises dans le métro. Je me souviens qu'au bout d'un moment, cette femme, lassée de se faire cracher dessus, avait tenté de répliquer. Je me souviens qu'à 20, elles lui étaient tombées dessus. Je me souviens aussi, de ce professeur de français allemand d'1m 95, qui à lui seul, avait retenu trois de ces filles. Je me souviens qu'à la station suivante, elles étaient parties, comme si de rien n'était.


Lorsque j'entends dire que c'est un phénomène nouveau qu'une fille agresse son professeur, alors je me souviens de mon professeur de français, en 4e, qui s'était fait plaquée contre une porte puis balayée par une autre grosse fille, qui, là encore, l'avait traitée de pute. Je me souviens du visage de ce professeur, lorsque je l'avais croisé, dans les couloirs, quelques instant après.


Je me souviens donc, et je sais, que les filles racailles, ça n'est pas un phénomène nouveau. Toutes ces actions que je viens de conter, je vous assure en avoir été témoin lorsque j'étais au collège, j'avais entre 11 et 15 ans. Aujourd'hui, j'en ai 22. Cela dit, il est vrai, les hommes sont encore pires. Je me souviens de beaucoup de choses à leur sujet, pour ne pas être trop long, je le vous livrerai une prochaine fois.


Gad.

mercredi 29 mars 2006

Les Racailles contre les Gauchistes

Sans doute avez-vous regardé mardi soir à la télévision comment nos grandes villes ont été dévastées, encore une fois, par nos amis venus de banlieues. Y avez-vous tout vu ? Probablement pas. Sur les chaînes d’info anglo-saxonnes, les affrontements étaient diffusés en direct. Sur Sky News, vers 20h20 on relatait que les chaînes françaises ne couvraient pas les émeutes en cours et on s’interrogeait sur une éventuelle censure d’Etat. Y’en a-t-il eu une ? Peut-être, après tout, nous y sommes habitués. Mais peut-être pas. Cette censure n’est peut-être même pas d’Etat, on se souvient fin novembre 2005, le président de LCI reconnaissant qu’ils avaient caché le caractère racial et raciste des émeutes craignant de créer ainsi une poussée de ce qu’on appelle « l’extrême droite ».



Mais mardi, si certes, nous n’avons pas tout vu, au moins avons-nous vu des choses intéressantes. Il y avait d’abord les anarchistes violents, nostalgiques de Bakounine, qui main dans la main avec les racailles nihilistes, cassaient tout ce qu’ils trouvaient et prenaient un malin plaisir à affronter les CRS. Vous trouverez maintes preuves de cette alliance de totalitaires sur de nombreux sites et par la télévision.
Pourtant on a vu quelque chose de plus intéressant encore! Tous les gauchistes de la manifestation ne se sont pas joints aux racailles de banlieue ou aux anarchistes hardos à capuche. Non ce qui a peut-être marqué la journée c’est l’opposition entre les gauchistes, habitués aux manifestations rangées, et les racailles. A Paris, on a vu les racailles s’affronter avec le service d’ordre de la CGT (ces bons vieux communistes de la CGT toujours prêts à manifester), à Rennes, ce sont les étudiants qui se sont engagés dans des bagarres de rue contre les « casseurs ». Un peu partout on a crié son ras-le-bol de voir les grandes manifestations -- de toute la gauche française ensemble contre le développement du pays -- réduites à des affrontements violents, à des pillages, des vols de portable, des vitrines cassées. Certains criaient et affichaient pourtant sur leurs banderoles, comme les manifestants qui sont entrés à l’AFP, « nous sommes tous des casseurs ». Mais c’était en signe de protestation contre le traitement négatif que leur font, d’après eux et seulement d’après eux ( et n’est-ce pas se moquer du monde de penser ainsi ) les médias ; ou bien par simple nihilisme, par simple « farce » comme qualifiait récemment Alain Finkielkraut ce mouvement fumiste. Non, dans l’ensemble, le message, c’était pour résumer : les casseurs, rentrez chez vous, on ne veut pas de vous, arrêtez de venir détruire ce que nous construisons.


Alors là je suis perdu ! Que s’est-il passé dans la tête de nos gauchistes ? Non vraiment je ne comprends pas. Rappelons nous le discours des gauchistes en novembre 2005, quand en banlieues nos voitures brûlaient : « il faut les comprendre, ces gens là sont pauvres, ils vivent dans la misère, on leur refuse du travail à cause de la discrimination, parce qu’ils sont noirs ou arabes », on pouvait encore entendre « ils ont raison de se rebeller, ils sont victimes du racisme, moi je les soutiens ! » ou encore « il faut les aider, eux ce sont les victimes et les coupables : ce sont le gouvernement, la France qui ne les accepte pas, la France qui est raciste ». Voilà le discours qu’on pouvait entendre un peu partout et qui était relayé aussi bien par les médias que par la plupart des partis politiques, voilà donc la pensée commune qu’on connaissait au moment où tous nos biens en banlieues brûlaient sous le coup de sauvages. J’exagère à peine.


Mais aujourd’hui je ne comprends pas. Ces jeunes qui viennent tout casser pendant les manifestations, ils viennent aussi de banlieues! Ils sont aussi noirs et arabes pour la plupart! Ils ne sont pas plus riches aujourd’hui qu’il y a 4 mois! Ils sont toujours exclus de la société, exclus du monde du travail! Les entrepreneurs ne les engagent toujours pas parce qu’ils sont racistes! Et si les entrepreneurs avaient changé, alors pourquoi manifesterait-on contre le CPE! Non rien n’a changé.



Alors pourquoi les gauchistes ne les défendent pas ? Eux qui ( toujours selon le discours gauchiste) sont les victimes de la précarité, des excès du capitalisme, du libéralisme économique, de notre gouvernement salop de droite, de Villepin l’entêté, et de Sarkozy le facho. Pourquoi les gauchistes ne se laissent pas taper dessus? Pourquoi disent-ils aux racailles de partir, de rentrer chez eux ? Voilà qui défie les règles de la logique. Puisque les gauchistes ont défendu les racailles en novembre, puisqu’ils ont justifié leur comportement, puisqu’ils ont réclamé qu’on les aide, encore et toujours, puisqu’il ont voulu qu’on leur envoie de l’argent, qu’on crée d’autres associations, d’autres stages de voile ou d’autres voyages aux skis pour ces pauvres jeunes « issus de l’immigration » qui souffrent tant du racisme de certains français ; alors pourquoi veulent-ils les exclure de leur manifestation ? Pourquoi leur demandent-ils de rentrer chez eux ? De les laisser tranquilles ? D’arrêter de foutre la merde ? Pourquoi ne les soutiennent-ils pas dans leurs actes de rébellion contre notre gouvernement raciste et fasciste ? Voilà qui est bizarre. Les gauchistes seraient-ils égoïstes ? Les gauchistes seraient-ils sectaires ? Les gauchistes seraient-ils des pourris-gâtés du 14e arrondissement qui n’ont jamais vu une racaille de leur vie ?
Ou alors le discours gauchiste serait –il faux ? Est- ce que les racailles ne penseraient qu’à foutre la merde ? Qu’à tout casser pour le plaisir de tout casser ? Mieux, à tout casser par haine de notre société dans ce qu’elle a de démocratique, d’occidentale, d’européenne, de blanche, de française ? Je crois qu’on peut répondre par oui à toutes ces questions.



Mais surtout, comment dois-je réagir lorsque je vois des racailles et des gauchistes s’affronter ? En tant qu’être humain, je déplore toute atteinte à un corps humain, certes, dans l’absolu. En tant que légaliste, je déteste qu’on ne respecte point la loi, pas de doute. En tant qu’ennemi du racisme, je répugne d’entendre « on va niquer les blancs » ou « les céfran », c’est évident. En tant que français, je hargne de voir mon pays souillé, détruit, saccagé par des hommes dont la mentalité date de tellement de siècles qu’aucun vivant ne puisse en témoigner..


Mais en tant que banlieusard, en tant que victime des fascistes de banlieue et des djihadistes, en tant qu’observateur de l’évolution de notre pays depuis que j’en ai la capacité et aussi en tant qu’historien en formation, je ne puis m’empêcher de dire que les gauchistes l’ont bien cherché. Je l’ai déjà exprimé ici, c’est de leur faute si nous n’avons pu régler nos problèmes avant, c’est de leur faute si les racailles agissent impunément depuis 30 ans, c’est de leur faute si la pénalité de l’Etat est devenue parfois ridicule, c’est de leur faute si l’autorité de l’Etat est presque un souvenir, c’est de leur faute si nous n’avons pu traiter nos problèmes d’immigration avant, si nous n’avons pendant longtemps même pas pu en parler, si des gens sans éducation et sans intention de s’éduquer, de reconnaître notre république, notre démocratie, nos valeurs, sont venus en nombre, appelant leurs familles en renfort. C’est encore de leur faute si nous n’avons pu nous rendre compte du totalitarisme de la charia qui nous menace, ou de l'anarchie des racailles, c’est de leur faute si nous nous faisons cracher dessus depuis 20 ans et c’est de leur faute si la France ne se réveille toujours pas !!


Alors non je refuse de m’émouvoir quand un gauchiste se fait taper dessus! Tant pis! C’est lui qui permet à son bourreau d’être encore en liberté, c’est lui qui permet à son bourreau d’être encore en France !!! Qu'il cesse son idiotie, qu'il sorte de son idéologie sectaire et dépasée, et alors on en reparlera. Mais tout cela n'est pas gagné ...




Gad.