Rechercher dans ce blog

vendredi 20 juillet 2007

Souvenirs d'un étudiant de Sciences Po

Ca y est, me voici diplômé. Master en poche. Peut-être mon parcours d’étudiant n’est-il pas achevé si je vais plus loin comme je le souhaite, mais il n’empêche qu’une période s’achève. Celle du Master, celle du bac+5, celle de la formation traditionnelle. Celle de l’étudiant qui a tout à apprendre, tout à découvrir, tout à gravir.


Et que n’ai-je pas découvert depuis mon collège de banlieue où la tradition voulait qu’on ne finisse jamais une année sans avoir agressé un professeur ; et où la dernière année, des racailles du collège — non contents d’être moins réputés que leur grands frères en matière de délinquance — avaient tenté de mettre le feu au collège. On avait révisé le brevet tous seuls à cause de ces énergumènes à qui on offre des MJC et que la gauche bobo prend pour des victimes.


Que n’ai-je pas parcouru encore depuis mon lycée, bien mieux réputé, où j’avais appris à connaître les banlieues bourgeoises — et de droite — de mon département. Avec leurs qualités et leurs défauts. Un lycée où l’on trouvait étrange de trouver une majorité de « Céfrans », de blancs ; nous qui sortions d’un collège et d’une ville voisine où les « minorités visibles » auxquelles nous appartenions étaient majoritaires … et de loin.


Que n’ai-je parcouru depuis mon entrée sur dossier dans une grande université parisienne, grande par l’histoire, par la réputation, par ses professeurs, mais pas forcément par son système et ses étudiants. C’est là-bas que j’avais vécu mon post-11 septembre : les discussions sur Ben Laden, le terrorisme, les poubelles fermées à cause d’un barbu perdu en Afghanistan, la famille Bush, le tiers-monde, le conflit israélo-arabe, et plus simplement les coutumes (à mon sens assez bourgeoises) du café l’après-midi. C’est là aussi que j’avais découvert qu’il n’y avait pas qu’en banlieue qu’on n’aimait pas les Américains, qu’il n’y avait pas qu’en banlieue qu’on détestait Israël et qu’on l’accusait assez étrangement de tous les maux de la terre. A vrai dire en banlieue, ces choses-là, on n’en parlait pas. En banlieue certains étaient appelés « le Juif » ou « le blanc », les insultes étaient courantes, mais jusqu’à la terminale, on ne parlait pas de politique, et on n’y connaissait rien.


Evidemment ce fut différent au sein de la vague trotskiste et gauchiste ultra-politisée du treizième arrondissement. C’est là-bas que je découvrais les petits journaux toujours férocement marxistes, altermondialistes et tiers-mondistes. Là-bas que je découvrais les piquets de grève, les punks venus de province pour les grandes occasions et les rebelles du quatorzième arrondissement. Ceux qui prétendaient parler au nom des pauvres et des discriminés mais qui nous empêchaient d’aller en cours parce qu’ils bloquaient l’entrée de la fac, peu soucieux de l’heure et demie que nous, banlieusards et plus pauvres qu’eux, avions fait pour y venir. Et c’était comme ça chaque année. Combien d’heures avais-je passées à attendre ? Combien de fois étais-je resté dans leurs « AG », faites pour eux, par eux et comme ils le veulent, pour ce qu’ils veulent, pendant des heures. Eux qui, semble-t-il, se souciaient peu d’aller en cours, et de rendre leurs devoirs à l’heure. Mais c’était pour nous, paraît-il, qu’ils le faisaient. Pourtant moi je n’avais pas leurs relations, je n’avais pas leurs parents et je n’avais pas leur capital, ni économique, ni culturel. Tout ce qui comptait donc pour moi, c’était mes notes : le seul moyen de me démarquer, le seul moyen de progresser, de me faire ma place, et de monter dans l’échelle sociale.


Qu’elle ne fut donc pas ma joie de réussir à chaque fois mon entrée dans des filières sélectives. Les seules qui donnaient un peu d’espoir, surtout dans les sciences sociales et humaines. Jusqu’à Sciences Po.



Sciences Po, une école un peu différente, c’est vrai. Mi-école, mi-université comparée au système français. Une école où j’appris à connaître les professeurs personnellement, à parfois même faire des soirées chez certains d’entre eux. Une école où je découvrais du « beau monde ». Que ce soit aux tribunes des amphithéâtres, aux forums et colloques, ou sur les bancs, plein de fils de. Non seulement fils de vieux noms nobles, mais aussi et peut-être surtout fils de personnalités, politiciens, universitaires et intellectuels qui composent notre société française. Française oui, mais pas seulement. Une école où je rencontrais, et entendais, beaucoup d’étrangers et pas mal de langues étrangères. Une école où passent quelques stars et où on peut aussi faire des rencontres. En somme une école à réseaux. Ces réseaux que l’on exalte tant aujourd’hui. Bref une école avec ses qualités, et aussi ses défauts.



Politiquement pourtant, le changement n’était pas si radical, très relatif en fait. Certes l’extrême gauche était moins implantée qu’ailleurs, certes on osait moins à Sciences Po, débarquer un matin à 7h00 pour prendre la faculté d’assaut comme ça se fait ailleurs. Certes il existait aussi un UMP Sciences Po et un UDF Sciences Po et l’UNI — bien que discret — avait tout de même droit de cité. Mais enfin, comme ailleurs, l’UNEF restait majoritaire, comme ailleurs nous eûmes droit aux « AG » contre le CPE, comme ailleurs nous eûmes des heures de cours qui sautèrent. Mais moins qu’ailleurs c’est vrai, et souvent rattrapées.


A Sciences Po on touchait l’élite en son sens mélioratif, mais aussi l’élite de l’hypocrisie de la gauche bobo. En apparence presque tout le monde y est à peu près sympa. Être sympa, cette qualité si importante qui pourtant cache bien d’autres défauts. Car à Sciences Po on ne compte plus ceux qui ont manifesté contre le CPE et la « précarisation » du monde du travail mais qui sont partis en stages à New York ou ont passé une année plaisante — et qui leur a plu — à Montréal ou à Londres, au cœur du capitalisme libéral. On ne compte plus ceux qui y retourneront pour y travailler, mais dont les idées sur le libéralisme, comme le vote en fonction d’ailleurs, ne changeront pas. On ne compte plus les "droits de l’hommistes" qui intègrent des branches de l’O.N.U. ou de l’U.N.E.S.C.O. et qui disent vouloir lutter pour les droits de l’homme dans le monde et faire de l’humanitaire, mais qui passent leurs vacances en Syrie ou en Chine, pays des droits de l’homme. On ne compte plus ceux qui développent les mêmes théories gauchisantes et conservatrices qu’ailleurs, même si peut-être ceux-ci peuvent le faire avec plus d’exemples, et souvent dans plusieurs langues. Et on ne compte plus les anciens rebelles et contestataires qui finissent par préparer les concours administratifs : pour l’ENA, Bruxelles ou autres.


Il est vrai toutefois qu’on y trouve de meilleurs institutions qu’ailleurs, même si là aussi, personne ne rend ses devoirs à l’heure. Il est vrai qu’on y trouve aussi des gens incontestablement intelligents et doués, même si ça n’est pas toujours à bon escient. Et enfin il est vrai qu’on y dispose d’un peu plus de moyens, même s’il existe aussi un esprit assez sectaire (quelle idée par exemple de n’organiser un Gala que pour les Sciences Po, sans externe aucun, faut-il rencontrer son conjoint à Sciences Po et y fonder toute sa famille comme l’a fait notre ancien président de la République ?).



Ainsi, pour finir — même s’il resterait beaucoup à dire — on retiendra comme défauts un certain snobisme, des mœurs comme intellectuel, une hypocrisie croissante avec le niveau de richesse et de relations, et un conservatisme estudiantin qui dépasse largement le cadre de cette école-université. Mais sans doute serait-il trop sévère de ne pas souligner que ces défauts ne lui sont pas propres et qu’ils émanent bien plus souvent de la structure étudiante, inhérente à l’époque, qu’à la direction.


Si j’y ai donc été un marginal, peut-être était-ce de ma faute !











A Tolbiac par exemple, l’UNI s’est vu longtemps refusée le local auquel elle avait le droit, au motif que sa sécurité ne pouvait être assurée. Je ne sais ce qu’il en est aujourd’hui, mais vu le blocage survenu après l’élection de Sarkozy, je ne suis pas sûr que les choses aillent mieux.



mercredi 18 juillet 2007

Antiaméricanisme et Antisarkozysme


Décidément on ne sait plus quoi inventer. On croit rêver !!!


Très occupé ces jours-ci, voici un moment que je n'étais pas intervenu moi-même sur lumieresdumonde.


J'avais laissé passer la fin de la campagne du premier tour et toute celle du deuxième tour.

J'avais laissé passer les premières émeutes et manifestations de fascistes[1] (d'extrême gauche ou de banlieues) anti Sarkozy qui refusaient, par la violence, le choix démocratique des Français.


J’avais laissé passer les milliers d’affiches électorales déchirées, barrées ou colorées – en toute violation du code électoral – qui visaient principalement les candidats dits « de droite », à savoir Sarkozy, Villiers et Le Pen, invitant à penser que seuls – à quelques exceptions près - les militants qui leur étaient opposés n’avaient pas de conscience démocratique.


J’avais laissé passer les dizaines de mails ou spams de personnes qui m’étaient totalement inconnues, mais aussi d’amis, et même de ma famille, sur le danger que représentait Sarkozy – ce facho !


J’avais laissé passer les nombreux articles de presse (comme celui de Marianne « Le vrai Sarkozy ») qui n’en disaient pas moins.


J’avais aussi laissé passer – et aujourd’hui je ne le laisse plus passer – l’appel à l’abstention de Jean-Marie Le Pen, qui, contrairement à Philippe de Villiers a ainsi démontré qu’il n’est pas un vrai patriote et un vrai républicain. Car, s’il l’avait été, il aurait expliqué, pourquoi, au nom des valeurs républicaines – même de gauche, car les valeurs républicaines invoquées par Sarkozy ne sont pas particulièrement de droite, contrairement à ce que beaucoup disent -, Sarkozy était un minimum ! Oui, un minimum républicain face aux valeurs soixante-huitardes, de relativisme culturel, et encore imprégnées des vicissitudes du gauchisme, qu’incarnait et qu’incarne encore la « gauche » dans son ensemble.


Et j’avais même laissé passer les délires – antiaméricains et anti - israéliens, pour ne pas dire plus, vu leur teneur – qu’on trouvait, non pas seulement sur des sites islamistes (rappelons qu’Al Qaïda a appelé à viser la France pour s’être livré aux sionistes !), mais aussi sur le site fort répandu (on en trouve des stickers partout dans le métro) www.toutsaufsarkozy.com. Site ayant diffusé une affiche qui ne manquera pas d’interpeller les honnêtes gens.




Et puis, après tout avoir laissé passer, faute de temps – et qui suis-je après tout ? -, j’en eus assez ce matin, en ouvrant ma boîte mail Sciences Po et en lisant cette lettre – envoyée depuis le 5 mai en accusé réception à tous les étudiants de Sciences Po, mais que je n’avais pas lu -, où Sarkozy devient carrément le pion, si ce n’est l’espion de Georges Bush en France. Afin de réaliser les plans de quasi invasion, du moins de contrôle de la France, par les Etats-Unis.


Ben voyons. Dans le délire anti - américain, difficile de faire mieux.
C'est un peu comme ceux qui pensaient en 1935 que ceux qu'il fallait stopper, c'était les Américains. Ceux-là n’avaient pas vu d'où venait vraiment le danger. Et il semble que d'autres, aujourd'hui, fassent de même. Et derrière les arguments diffamatoires et victimaires personnels – que n’importe qui pourrait inventer, même de bonne foi (mais là franchement je n’y crois pas), dans son délire – c’est bien le schéma classique et trop connu du complot et de l’ombre qu’on retrouve.


Voilà qui plaira aux amoureux des théories du complot.



N.B. : J’ai bien entendu hésiter à publier cette lettre, qui, semble-t-il, vise plus à faire de la publicité pour un blog sur fond de diffamation qu’autre chose. Toutefois, par souci de transparence et afin de montrer l’étendue du délire antisarkozy et antiaméricain, je décidais de le faire. Si vous ne voulez pas soutenir un tel blog, ne cliquez pas sur les liens. De mon côté, j’ai tout mis à votre disposition.


Gad.


Lettre d’Hervé Schoner.

Françaises, Français,

Mes chers compatriotes,


Ceci est un message de la plus haute importance. L’heure est grave.

L’indépendance de la nation est aujourd’hui en danger.

Oui, l’indépendance de la France est menacée.


Comme je l’ai indiqué il y a de nombreux mois sur mon blog, Nicolas Sarkozy est un cheval de Troie des Etats-Unis en France. Il est chargé par les néoconservateurs américains aujourd’hui au pouvoir à Washington de faire de la France une province des Etats-Unis.


Oui, je l’écris comme je le pense, George Bush souhaite étendre sa domination européenne sur la France et y placer un « gouverneur général », en la personne de son ami Nicolas Sarkozy.

Oui, je l’écris comme je le pense, après avoir tenté de renverser notre président de la République et de réaliser un coup d’Etat, que Nicolas Sarkozy désignait par le sympathique petit mot de « rupture », George Bush essaye aujourd’hui d’arriver à ses fins et de conquérir le pouvoir dans notre pays par le biais des élections.

Avec sans aucune doute installer en France dès que possible des bases aériennes et autres organes militaires sous commandement américain, à la manière des bases américaines qui se trouvent déjà en Allemagne, en Italie, au Royaume-Uni, au Japon, en Corée du Sud et ailleurs sur la planète.


Oui, mes chers compatriotes, vous avez bien lu !

Ce message n’est pas un virus. Il est écrit par un ancien salarié de Nicolas Sarkozy au sein de l’UMP. Je vous invite à faire connaître cette inavouable intention et mission de M. Sarkozy au plus grand nombre et à l’envoyer à tout votre répertoire.


Mais laissez-moi de suite vous mettre en garde. M. Sarkozy n’a pas que d’inavouables intentions. Il a également d’inavouables pratiques qui font de lui en tout point une personne indigne d’être à la tête du parti gaulliste et indigne d’un homme politique qui brigue la Présidence de la République française. Pour en connaître quelques-unes, je vous invite à lire en détail les pages de mon blog sur :




Comme je l’avais déjà écris sur ce blog en avril 2006, je réitère ici mon propos : Nicolas Sarkozy m’a recruté et a cherché à mettre ma vie en danger.

En réalité, je crains de devoir vous révéler qu’il s’agissait de quelque chose d’une gravité encore terriblement plus invraisemblable et de faits encore bien plus ineffables et inavouables :

Oui, tout me laisse penser que Nicolas Sarkozy a cherché à réaliser une tentative d’homicide volontaire à mon endroit en me recrutant et en organisant, je devrais écrire, en concevant « sur mesure », spécialement pour en finir avec moi, ce qu’il aurait aimé être une « caravane de la mort », et qu’il avait sympathiquement intitulée « caravane des plages » à l’été 2005.


De très nombreux éléments me laissent penser que Nicolas Sarkozy m’a pris pour le corbeau dans l’affaire Clearstream, comme je l’ai indiqué aux juges en charge de cette affaire.


Oui, tout me laisse penser que la finalité de la création de cette caravane des plages par Nicolas Sarkozy était de me réduire au silence éternel en raison de mes informations sur les montants colossaux détournés dans l’affaire des frégates de Taiwan.


Oui, tout me laisse penser que Nicolas Sarkozy a prononcé les mots « rupture », « racaille », « Kärcher », « la France qui se lève tôt le matin », le slogan « construire ensemble » et a encore utilisé tant d’autres mots et expressions, noms de lieux, prénoms et noms de famille des amis et connaissances de ma famille, de mes collaborateurs lors de stages antérieurs, à partir d’e-mails que ma famille ou moi-même avons pu échanger ou à partir de fichiers qu’il a pu trouver dans les ordinateurs de ma famille, et même dans les vidéos et cassettes vidéos de ma famille, en allant jusqu’à chercher son inspiration dans des blagues sexistes et autres fichiers d’humour rose ou contenant des vulgarités qui ont pu nous être envoyés !


Ou encore dans des fichiers et e-mails relatifs à EADS et Airbus, à Thales, à l’informatique, à la Chine, à Taiwan et à mon étude sur les relations entre la Chine continentale et Taiwan, à des fichiers et e-mails relatifs à Jacques Chirac, à Dominique de Villepin, dirigeants desquels il savait que j’étais fervent partisan, à George Bush et à la guerre en Irak, guerre à laquelle il savait que je m’étais frontalement opposée dès le jour de son déclenchement dans une lettre ouverte adressée à mes amis américains, à des fichiers et e-mails relatifs aux Etats-Unis, à Israël, aux pays arabes, aux religions, à l’extrême-droite, à l’extrême-gauche, à l’armée.


Oui, tout me laisse penser que depuis de très nombreux mois, depuis de trop nombreux mois, Nicolas Sarkozy utilise les services (français ? /américains ?) pour me traquer, pour m’impressionner, pour m’intimider, pour me mettre sur écoute, pour pénétrer dans mon ordinateur ou ceux de ma famille, pour que « je la mette en sourdine », pour que je taise ses agissements et ses intentions ignobles.


Oui, tout me laisse penser que Nicolas Sarkozy a organisé cette caravane des plages après avoir utilisé ses services pour rentrer dans l’ordinateur du domicile de mes parents début juillet 2005.


Ainsi, quelques extraits des écrits les plus nauséeux que l’homme a produit depuis l’invention de l’écriture se trouvaient alors sur cet ordinateur, au milieu d’un important ensemble de pages téléchargées sur Internet et consacrées à l’histoire de l’Allemagne.

Oui, des extraits de cet interminable alignement de mots répugnants qui sont autant d’injures à l’humanité toute entière et qui a à jamais souillé la langue allemande, les considérations de prison du pire monstre que notre planète a vu naître, « Mein Kampf ».


Tout me laisse penser que ce sont ces documents qui ont donné à Nicolas Sarkozy l’idée de chercher à me tuer dans cette caravane des plages en organisant une « caravane de la mort » et en me tuant au travail, à la manière des nazis avec les personnes déportées dans les camps de concentration et de travail, avec leur ignoble « solution finale ».


Oui, je l’écris comme je le pense, Nicolas Sarkozy me connaît personnellement. Et pire encore, Nicolas Sarkozy me connaît mieux qu’il ne connaît aucun autre jeune de mon âge.


Et permettez-moi de rajouter cette petite précision : lorsque je vous écris « tout me laisse penser », il s’agit simplement d’une précaution de langage. Vous aurez bien compris que je n’ai pas le moindre doute concernant l’ensemble des points que j’ai mentionnés ici. Mais que naturellement M. Sarkozy a toujours pris suffisamment de précautions avec ses services pour pouvoir inclure de manière extrêmement subtile les mots et phrases qu’il puise dans ma vie, dans la vie de ma famille, et ainsi pouvoir affirmer sans que l’on puisse lui rétorquer quoi que ce soit, que tout cela il n’en a jamais entendu parler, que tout cela est tellement gros que cela ne vaut même pas la peine que mention en soit faite, qu’il n’y a bien évidemment absolument aucun rapport entre tout ce que lui, ministre d’Etat, a fait et dit et la vie du simple petit citoyen que je suis et ainsi le plus aisément du monde pouvoir me faire passer devant vous, mes chers compatriotes, pour un paranoïaque, voire un fou, et ce en dépit des études, généralement qualifiées de brillantes, que j’ai pu faire.


Pour finir, je prie tous ceux que j’ai pu importuner par ce message de bien vouloir m’excuser pour le dérangement, mais je crois que les circonstances d’aujourd’hui exigent que j’utilise ce biais, à défaut de pouvoir avoir accès au moindre autre moyen de vous informer ou de communiquer avec vous.


En effet, ne trouvez vous pas surprenant qu’en dépit de mes lettres ouvertes, de mon blog, de mon site Internet (qui, au demeurant a été purement et simplement clôturé depuis sa création fin juin 2006), et qu’en dépit de mes révélations sur les pratiques inqualifiables et scandaleuses de Nicolas Sarkozy, en tant que ministre de l’Intérieur de notre République française et comme président du plus important parti politique de notre pays, pas un seul de vos hebdomadaires ou quotidiens favoris n’ait à aucun moment jugé utile ou intéressant de faire paraître la moindre ligne sur ces pratiques d’une gravité invraisemblable et inimaginable dans une démocratie comme la France ?


Oui, mes chers compatriotes, la liberté de la presse dans cette France où Nicolas Sarkozy (pendant 4 ans) et ses sbires (depuis un mois) contrôlent le ministère de l’Intérieur n’est pas seulement menacée, elle est d’ores et déjà inexistante. Oui, le contrôle de l’information et de la presse par Nicolas Sarkozy et ses proches est aujourd’hui absolu, mais là encore d’une manière tellement subtile que Nicolas Sarkozy peut affirmer le plus diplomatiquement du monde, que ce serait faire injure aux journalistes que de dire qu’ils ne sont pas libres d’écrire ce qu’ils pensent et ce qu’ils souhaitent écrire, de faire parler et d’interviewer les personnes qu’ils souhaitent ou encore d’aborder les sujets qu’ils souhaitent traiter.

Il nous suffit donc, mes chers compatriotes, de dire un immense merci à l’auto-censure des journalistes conjuguant le verbe avoir peur au présent et au futur, avec pour eux la conscience de l’omniprésente possibilité de se voir retirer leur carte de presse, ou des rédacteurs en chef, avec pour eux la conscience de l’omniprésente possibilité de se voir retirer l’autorisation de parution de leur journal : au présent, avec d’ores et déjà les proches de Nicolas Sarkozy contrôlant le ministère de l’Intérieur, au futur, avec la possibilité de l’arrivée de Nicolas Sarkozy et de ses pratiques terrorisantes à l’Elysée.


Et je vais encore aller plus loin, tout me laisse penser que Nicolas Sarkozy, pour tenter de mieux faire croire aux Français que l’on peut dire et écrire toute vérité dans notre pays, tout particulièrement à son sujet, est lui-même à l’origine de la création de toutes pièces ou de la révélation de « mini-affaires leurres » le concernant, afin de mieux vous faire croire, mes chers compatriotes, qu’absolument tout a été dit et ainsi encore d’autant mieux pouvoir littéralement faire étouffer les « affaires importantes et graves » dans lesquelles il est impliqué, voire desquelles il est l’instigateur, telles que celles que j’ ai évoquées ci-dessus ou sur mon blog depuis des mois et des mois.


Je remercie tous les autres de ne pas avoir abandonné la lecture de cet e-mail en cours de route et d’être arrivé jusqu’ici, et vous remercie une nouvelle fois de bien vouloir transférer cet e-mail à toutes les personnes que vous jugerez intéressées par les quelques points que j’ai pu ici mentionner.


Hervé Schoner

27 ans









[1] J’utilise le mot « fasciste » au sens d’un comportement violent, brutal, aigri, frustré et anti – démocratique.

Il ne s’agit pas ici, bien évidemment, ni du fascisme historique (le fascisme italien), ni du fascisme scientifique et conceptuel. On se référera à d’autres articles sur ce site pour plus de précisions.