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jeudi 26 avril 2007

Ségoporifique discours : stupeur et tremblements au sein du P.S.

Royal, ce discours, décidément ! On se regardait tous hier soir, la mine affligée.




Non pas tant par les résultats de ce premier tour, mais bien par le spectacle lamentable qu’offrait la candidate du PS face aux caméras de télévision.



Après s’être fait attendre comme une diva, Ségo-starlette ne nous a pas déçus : un discours consternant de nullité, qui laisse déjà entrevoir ce que pourrait donner la candidate du PS au pouvoir.



C’est vraiment à se demander si elle le fait exprès. Ce n’est pas possible d’être assommante à ce point ! Et quel besoin de s’éterniser de la sorte, surtout?



Ce qui aurait dû être un discours clair, efficace, percutant est devenu un monocorde récitatif.



Là où ses électeurs auraient espéré, non pas une explosion de joie mais au moins une ferveur communicative, des remerciements un peu plus chaleureux, bref une bonne raison de croire en la victoire, c’est un interminable discours qui leur a été débité.



Sans s’écarter d’une virgule d’un texte (mal) lu, la candidate du changement, la candidate du renouveau politique a commencé par reprendre les propres termes de Jacques Chirac, gratifiant ses électeurs d’un « Français, françaises, mes chers compatriotes »…



Improbable discours, qui prouve que la droite conservatrice n’a pas le monopole des formules vieille France. Quel ennui !



Un ségoporifique discours, consternant de platitude.

Waterloo, morne plaine. Oui, c’est à Hugo que je pensais pendant que j’essayais de réprimer quelques bâillements, à Victor Hugo et sa description du champ de bataille ravagé[1].



Un crépuscule. Pas de désir, mais un désert d’avenir[2].




Un bien mauvais ramassis des discours précédents, compilés sans génie, aucune pause stratégique, des phrases coupées aux mauvais endroits, une rhétorique d’avant-guerre… Soyons honnêtes : une catastrophe, il faut bien le dire.



Ségo s’est surpassée ce soir-là. Aucun naturel, aucune conviction dans le ton. Le sourire figé, les traits crispés, la poupée de cire affichait une rigidité imperturbable.



Bien calée dans mon fauteuil, je me rappelle avoir eu une pensée émue pour les militants et journalistes obligés, eux, de subir –il n’y a pas d’autre terme- debout ce discours d’enterrement.



Les applaudissements avaient beau tenter de couvrir cette voix qui s’élevait d’entre les tombes d’un PS mortifié, peine perdue : la Royal continuait de débiter laborieusement son magistral pensum.



Foin d’euphémismes : en matière de communication politique, et même de politique tout court, la robotique Ségolène est désespérante.



Il faut dire aussi que les seules fois où elle s’est un peu lâchée, Ségo s’est tapé une honte royale (Ségo en bourgeoise guindée dansant avec Djamel sur le rap de Diam’s, Ségo et la bravitude…etc)



C’est dommage. Car nous Ségolène, on l’aime bien quand elle essaie d’être sympathique et qu’elle se ridiculise, enfin surtout quand c’est Florence Foresti qui lui taille un costard sur mesure (un Paul Ka bien sûr). A ce propos, une vidéo qui circule sur dailymotion et me fait mourir de rire.










*T*








[1] Victor Hugo, « L’Expiation », extrait du recueil Les Châtiments (Livre V : « L’Autorité est sacrée »)


Le 18 juin 1815, les troupes britanniques de Welligton et les troupes prussiennes de Blücher remportent une victoire décisive sur l’armée de Napoléon Ier à Waterloo (au sud de Bruxelles). L’Empereur fatigué multiplie les erreurs tactiques. Cette défaite provoquera la chute de l’Empire napoléonien.




[2] Pour reprendre ici le jeu de mots de ce fameux site anti-Ségo, desertsdavenir.com



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