Dans l'article "Sarkozy et le CPE."
je comparais les méthodes utilisées par les contestataires-bloqueurs anti-CPE à des méthodes fascistes, "fasciste" étant entendu dans son sens commun, la loi de la force. Une lectrice avait proposée l'utilisation du mot "totalitaire" pour désigner les gauchistes, se livrant à ce type de comportement. Je répondais par la négative, pour le moment, faute d'organisation et de structuration totalitaire de la nébuleuse gauchiste. Pour plus de détails, voire les commentaires à l'article "Sarkozy et le CPE" .
Il n'empêche qu'on pourrait parler de logique totalitaire, de tendance totalitaire, ou d'expression totalitaire à venir, si la nébuleuse gauchiste voyait jour dans un cadre de pouvoir. Le gauchisme politique classique, à travers son projet utopique contient bien le totalitarisme en son sein, le rêve de Ernesto Che Gevara lui-même par exemple, la "révolution permanente", est d'essence totalitaire. Mais laissons les débats de doctrine philosophique en son sein.
Le fait est d'estimer qu'il y a dans le mouvement de l'ultra gauche française, un caractère totalitaire en herbe, qui s'exprime souvent par la force, et curieusement rallie à lui, une grande partie de la gauche: la gauche populaire d'abord, la gauche d'élite ensuite, au moins dans les propos. Cela, je ne suis pas le seul à le constater,heureusement. Je voulais donc dans ce sens vous soumettre une citation du livre de Nicolas Baverez, La France qui tombe, essai apprécié d'un historien et économiste connu des plateaux de télévision. Le livre, très court et facile à lire, est intéressant et souvent pertinent, même si j'aurais bien quelques points de détails à contester, notamment concernant la politique internationale de la France. La citation parle d'elle-même et est tout à fait illustratrice de quelques idées défendues sur ce blog.
Désignant les mouvements protestataires et radicaux de gauche, il écrit : "L'appel systématique à l'Etat, non tant pour servir de médiateur ou d'arbitre que pour intervenir comme une poche profonde, sommée de mobiliser les fonds publics au service des intérets catégoriels et corporatistes. Ainsi ces mouvements, en installant dans les esprits et les moeurs le fait que tout est possible et que tout est permis, bandent-ils en France les ressorts classiques du totalitairsme tel que le définit Hannah Arendt."
Lumieresdumonde reconnaît bien là la culture politique politique française fondée sur l'Etat et se référant toujours à lui, écartant ainsi toute initiative privée, nous reconnaissons encore le sectarisme de gauche ainsi que l'idéologie libertaire post-soixuitarde, d'inspiration anarchique et de portée totalitaire.
Gad.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire